Le grand débat national, c’est terminé !
Retour sur celui organisé par la municipalité d’Autun à l’Hexagone,  où on a rencontré des citoyens de tous horizons, des curieux, des élus, des gilets jaunes, des atypiques, des timides qui prennent la parole pour la première fois… Mais aussi des racistes, des complotistes, des intolérants qui ne manquent pas une occasion de s’exprimer ! En marge du débat, on leur a posé à tous 7 questions, identiques, pour comprendre ce qui les avait motivés à se déplacer, à participer, à prendre la parole.

 

 

Quand l’état appelle les citoyens à débattre sur l’ensemble de son territoire, on se questionne sur la manière dont ça peut s’organiser, sur la latitude que peuvent avoir les communes qui le mettent en place en local. à Autun c’était le 16 février, dans la salle de l’Hexagone que la municipalité avait choisi d’accueillir les volontaires.
Au programme, transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté ou encore organisation de l’état et des services publics, rien que ça à traiter collectivement en une demi-journée !
Depuis le hall dans lequel était installé le canapé d’ODIL, on n’a entendu peu d’éclats de voix, d’indignations hautes en décibels, de gros mots qui dépassent la pensée quand parfois, on se laisse un peu trop emporter… On a plutôt eu l’impression que la conversation était polie et mesurée. Il faut préciser que les échanges des participants étaient modérés par Laurent Rebeyrotte de l’agence LR Communicability et qu’il possède un certain talent pour préserver un niveau de courtoisie et d’écoute qui désamorce les conflits…

Sur une suggestion de la mairie d’Autun, qui voyait en notre présence un atout supplémentaire à la qualité du débat, en garantissant un espace neutre d’expression aux citoyens, nous avons passé l’après-midi à recueillir les témoignages des participants. Savoir pourquoi ils étaient venus, s’ils se sentaient écoutés ou encore comment ils pensaient que les résultats collectés seraient exploités…

La prise de parole publique est un geste fort. Un exercice auquel les citoyens ne sont plus forcément habitués ou encouragés. Il est plus commun de s’exprimer sur les réseaux sociaux et les espaces physiques d’échange collectif se font rares. Le grand débat national aura-t-il contribué à répondre à la volonté d’une démocratie plus participative ? Comment s’empare-t-on de la parole dans un schéma tel que celui proposé par l’état ? Qui se déplace ? Qui prend le micro ?

On vous propose donc d’écouter les témoignages de ceux qui ont choisi notre canapé rose pour s’exprimer !

 

 

Pour avoir accès à tous les témoignages, ouvrez la playlist [en haut à gauche de la vidéo].