On les appelle la génération Z.
La dernière lettre de l’alphabet.
Ils ont grandi en entendant parler de chômage, de crise financière et sociale sans précédent…
Les réformes de l’Education Nationale s’enchaînent. La notion d’ascenseur social qu’on prêtait à l’école se trouve menacée.
L’économie et le marché du travail à Montceau-les-Mines ne sont pas au beau fixe.
L’offre de formation parait restrictive pour certains.
Malgré l’enthousiasme de leur jeunesse, il semblerait qu’ils s’inquiètent de leur avenir. Se sentent ils laissés pour compte ? Ne faudrait-il pas les écouter pour envisager des solutions ?

Entre adolescence et âge adulte, ils tentent de se trouver et de s’insérer dans la société. Auparavant la trajectoire était jalonnée de passages concrets : quitter le nid familial, trouver un travail, fonder une famille, autant de repères identifiables dans une chronologie fluide.
Aujourd’hui les étapes ne sont plus si claires. Le chômage de masse, la précarité des contrats de travail, la situation socio-économique créent des remous dans les progressions individuelles.
Il n’est pas rare de changer d’orientation plusieurs fois, de revenir s’installer au domicile parental, de multiplier les formations sans garantie de trouver un emploi.
Comment faire les bons choix alors ? Et comment faire ces choix de plus en plus tôt au sein d’un système scolaire qui précipite les décisions, en multipliant les contraintes et en laissant sur le bas côté tout ceux qui ne correspondent pas à une norme généralisée ?

Il devient compliqué de construire sa vie en ajoutant des pierres à un édifice déjà mentalement pensé. On accumule les esquisses, en trouvant des compromis entre ses rêves d’enfants et la réalité du marché de l’emploi, le regard de la société et la peur de ne pas y arriver.

Dans ce premier épisode « Avoir 20 ans à Montceau », les jeunes nous confient leurs difficultés, leur impression de devoir faire des choix impossibles, leur obligation de quitter le territoire pour envisager un avenir meilleur dans de plus grandes villes.
Ils expriment comment ils auraient souhaité être accompagné à l’école et continuent à refuser la fatalité des inégalités sociales et géographiques.

Illustration : NO DREAMS ALLOWED – @Banksy – England.