Ce n’est pas seulement un groupe de musique, ni un groupe de chant, ni non plus un spectacle ou une performance… Le projet « Les Médecines de l’Âme »,  c’est un peu tout ça à la fois ! Six sur scène, ils composent avec chants, musiques et lectures poétiques autour de la guérison de l’âme. Dans une ambiance douce et puissante, les notes et les voix, parfois récitées telles des incantations chamaniques, viennent vous toucher droit au coeur, en laissant glisser des messages engagés autour des enjeux sociaux actuels. À  vivre comme un véritable voyage sur soi et sur ce qui nous entoure ! Jean-Philippe Gonot, initiateur du projet, a répondu à nos questions.

 

Six personnes sur scène, liées par une valeur commune, celle de l’association Théra Coeur ! Une association qui facilite l’accès aux médecines alternatives. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre rencontre et ce projet qui vous réunit ?

 

J’ai créé l’association Théra’Cœur à Tournus (71) en 2014. Elle a pour objectif d’aider les personnes
en difficultés sociales et financières sur leur chemin thérapeutique en prenant en charge une partie
des séances dispensées par les thérapeutes répertoriés au sein de l’association. Elle a aussi pour
vocation de faire découvrir et promouvoir les techniques de médecines complémentaires et
alternatives lors de conférences, de stages ou de festivals, comme Le Festival de la Joie qui aura lieu à
Cuisery (71) le 15 juin prochain. (www.theracoeur.com).
Pour amener des fonds à l’association, j’ai décidé de faire un album intitulé « Les Médecines de
l’Ame » avec Laurent Sassi (l’ingénieur-son du groupe), un album de poèmes lus et chantés… des
mots pour guérir les maux. J’ai fait appel à plusieurs de mes amis poètes dont Armand Gatti (décédé
depuis), Claude Faber, Bertrand Cantat, Paul Sanda, Bruno Geneste et Matthieu Baumier. Ces
derniers m’ont donné de très beaux textes et ont prêté leurs voix. Ça a été une aventure magnifique,
tant sur le plan artistique que sur le plan humain, car tous se sont sentis portés par un élan de
solidarité et d’entraide. L’album est né fin 2017.Il y a plein d’univers différents au sein de cet album, plein de couleurs et de styles qui se mêlent et
font naître une harmonie profonde entre les instruments, les voix, les mots et le propos défendu.
Plusieurs des musiciens ayant participé au projet, à l’écoute du résultat, m’ont dit qu’il ne fallait pas
en rester là et qu’il fallait le mettre en scène. Nous avons alors fondé le groupe MEDICINALMA, jeux
de mots entre medicina (médecines ancienne et chamaniques et alma qui en espagnol signifie âme).
Voir : www.gonot-livres.com

 

Le live « Les Médecines de l’Âme » impressionne par la complexité de sa composition ! Poésies, musiques et chants se mêlent avec le style rock, classique et techno ! Comment fait-on pour ne pas perdre pieds en période de création ?

 

Je crois justement que pour créer il faut « perdre pied ». Il faut s’ouvrir à tous les possibles pour parfois s’égarer, explorer et revenir à l’essentiel. Ça a tout de suite fonctionné entre nous. Dès les premières répétitions, il y a eu une complicité instantanée, une alchimie. L’idée était de se laisser totalement libre pour transposer les morceaux du CD à la scène, seuls les textes n’ont pas été touchés. Beaucoup de morceaux ont été transformés musicalement, nous les avons laissés vivre, s’ouvrir à l’énergie du live. Ce mélange de couleurs musicales est notre mot d’ordre, on passe du rock au reggae, du classique à la musique tribale pour exploser les clivages et les frontières. Les mots, les notes s’adressent aux émotions, au corps et à l’âme, ils ont un véritable pouvoir de guérison.

 

 

 

 

Le processus de guérison, ça marche pour les spectateurs autant que pour ceux qui sont sur scène ?

 

… (Sourire) … Oui, c’est ce que les spectateurs nous disent après les concerts. Disons que nous avons tous nos propres bagages, nos problèmes, notre histoire à vivre autant spectateurs que musiciens. Ce qui est sûr c’est que ce projet nous porte et nous éveille, et que les gens qui viennent nous voir voyagent vraiment. La transe chamanique est un voyage. Un voyage à l’extérieur de soi mais aussi et surtout à l’intérieur. Un voyage dont la destination est la guérison.

 

Évoluer en Saône et Loire, c’est important pour vous ? Que peut apporter un tel territoire ? Quels obstacles il vous fait rencontrer ?

 

Non, ça n’est pas important du tout. Nous voulons jouer partout. Ce projet aurait pu naître ailleurs, n’importe où, il est et se veut de nulle part. La poésie n’est d’aucun pays, elle naît du cœur de l’homme, de tous les hommes.

 

 

 

Quelle est la suite du projet ?

 

La suite c’est d’abord la scène, un maximum de dates. Nous n’avons à ce jour fait que peu de concerts mais l’enthousiasme soulevé, la richesse des échanges, des rencontres et l’énergie partagée avec le public nous donnent des ailes. Puis le titre de l’album est « Les Médecines de l’Ame – Livre I », on peut donc s’attendre à une suite.

 

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Crédit Photo : Fabien Souilah
Réalisation Clip + Teaser : Dahiro