Florine Vuillet a passé ces deux dernières semaines en stage chez ODIL.
Sa mission ? Utiliser ses talents de dessinatrice pour réaliser une vidéo sur un thème auquel elle est sensible : le sexisme ordinaire.
Quelques mots sur son projet…

 

Parle nous de cette vidéo ! Comment l’idée est née ?

Je suis accompagnée par la Garantie Jeunes, un dispositif porté par l’association AGIRE à Montceau.
Dans ce cadre, je dois mener un certain nombre de stages et j’ai choisi de passer du temps dans les locaux d’ODIL fin octobre.
J’ai toujours dessiné. Pas toujours bien mais j’ai toujours eu un crayon à la main…
C’est mon moyen d’expression, une partie de moi. Je dessine tous les jours, même si ce ne sont que des gribouillages de 5 minutes qui ne ressemblent pas toujours à quelque chose. J’en ai besoin.
Cette fois, j’ai eu envie d’en faire quelque chose de différent. De porter un message.
C’est la première fois que je travaille à créer une histoire comme ça !

Tu as 18 ans et tu vis à Montceau-les-Mines. Tu es confrontée au sexisme ordinaire ?

Oui ! Même si les difficultés que je rencontre sont beaucoup moins prononcées que dans ma vidéo !
Je sais que si demain je décide de devenir maçon, j’aurais droit à des railleries par exemple ! Mais en général, c’est plutôt la pression esthétique ou sociale que je subis : « T’es pas assez féminine !… ne fait pas ça !… ça fait pas assez fille !…. »
Mais j’ai appris à m’en moquer.
Je pense qu’il y a encore beaucoup d’idées reçues à combattre. Il faut mettre en avant les inégalités pour pouvoir les atténuer. Il faut que les femmes et les hommes se rendent compte ensemble du chemin qu’il reste à faire et c’est ce que j’essaie de défendre dans ma vidéo.

Alors le personnage de tes dessins, c’est toi ?

Oui , et non…
Je crois que toute femme peut s’identifier au personnage. Parce qu’on a toutes vécu ces situations à un moment ou à un autre…

Bon, maintenant que tu es lancée, bientôt de nouveaux projets dessin-vidéo ?

J’adorerais !