Le sentiment d’appartenance à un territoire est étrange, impalpable, inconscient, souvent difficile à définir.
L’histoire de la ville de Montceau-les-Mines et sa construction sont relativement récentes. On ne peut guère éluder l’empreinte de la mine, laissée sur les habitants. Certains l’ont vécue, d’autres la découvrent.
Comme d’autres villes ouvrières, elle possède ses propres caractéristiques, apparentes et invisibles, liées à son évolution et celle de sa population.
Et si on vous demandait  » d’où venez vous ? « , quelle serait votre réponse ?


François Meylan, chercheur architecte, a apporté une analyse architecturale du bassin minier. Pour lui, comprendre la structure d’une ville, analyser son urbanisme, c’est donner des clés sur son fonctionnement, de ses origines à aujourd’hui.

À ses côtés, Nadia Saint-Luc, professeure de philosophie à Saint-Étienne. Axant ses recherches sur la mémoire, elle a fait partie, tout comme François Meylan, d’une équipe candidate à un appel à projet autour du Lavoir des Chavannes. Ce lieu immense, atypique et illustre de Montceau et qui, de par son abandon total, alimente les discours politiques et questionne la recherche en ce lourd symbole qu’il représente de son passé et des incertitudes de son avenir.


Photo de Anne Gilabert

Robert Chevrot, figure emblématique du territoire, historien local et fin connaisseur de son patrimoine, abreuve le débat en anecdotes et analyses sur la vie quotidienne des montcelliens. Il évoque ce que la mine a créé mais aussi ce qu’elle a rendu invisible.

Quentin Pradines, récemment diplômé en sociologie et habitant de longue date du territoire ; exprime la complexité des questions de la mémoire dans un bassin comme celui de Montceau. Ce qui reste dans l’inconscient collectif de ceux qui ont un lien avec la mine et de ce que ça provoque chez ceux qui choisissent Montceau comme lieu d’habitat, à postériori. L’évolution toute particulière de cette ville jeune, à laquelle il est difficile de ne pas s’attacher.

Le débat a pour ambition de débloquer la parole, de comprendre la ville, d’en faire un portrait pour encourager à la regarder au futur.

Des anecdotes, des histoires, des pensées, des témoignages, des colères et des douceurs, Odil écoute les habitants et vous invite à la contacter pour parler de ce sujet et avec elle, afin d’en savoir plus sur ce lieu de vie !