Du 12 au 14 juin et après une année de césure, le Rockabylette Circus s’est installé au Théâtre Romain d’Autun.
Pas de gladiateurs dans l’arène mais des dizaines de mobylettes au mètre carré !
Comment fonctionne ce festival ?
Quels sont les rouages, les mécanismes, quels sont les acteurs qui participent et permettent de mettre en place un événement de telle ampleur ?
La réponse dans ce débat tourné en live lors des festivités !

Des concerts 100% rock’n’roll qui défoncent, des spectacles de rue décalés, des shows mécaniques à couper le souffle, un marché vintage pour trouver la perle rare, des expositions de véhicules vintages, du retro gaming pour les plus geeké du bulbe…

Association Rockabylette

Crédit Photo : L’Oeil de Steph

Il semblerait que le retour du festival soit un succès malgré sa migration de la Nièvre vers la Saône-et-Loire.
Mais pourquoi le Rockabylette Luzycois est-il devenu Autunois ?
Pour se développer nous a-t-on dit.
La Maire Adjointe en charge de la communication, Cathy Nicolao-Valacci , nous répond que la ville d’Autun avait plébiscité l’accueil de l’événement pour contribuer à l’éveil de la « Belle Endormie ».

Pour ce festival, il s’agit alors de répondre à de multiples enjeux.
Asseoir un événement « populaire », faire rayonner la ville dans le territoire et au niveau national, participer à une économie locale certaine.

Nous sommes motivés à l’idée de dérouler notre projet culturel sur un croisement entre monde rural et festival moderne intergénérationnel. L’idée originale est intacte, faire partager l’amour de la mobylette et la liberté qu’elle incarne avec le divertissement puissant du rock’n’roll sous toutes ses formes. Musique, spectacles de rue et shows mécaniques. Un cocktail détonnant qui permet de rassembler différentes générations.

Association Rockabylette

Nous avons parlé économie avec Cédric Debeaumarché, directeur artistique du Rockabylette.
Comment pérenniser un festival et créer des emplois dans un contexte financier peu propice ?
Comment assurer la survie de ces micro-sociétés éphémères ?

Sur la plateau également, Fabien Trintignac de La Bécanerie, sponsor conséquent de l’événement.
Cette dernière est spécialisée dans la vente de pièces détachées 50 et grosses cylindrées, mécaboites, équipements motards, bref, on comprend la présence de cette entreprise sur le site.
Fabien cependant nous précise qu’ils ne se déplacent pas souvent sur ce territoire, loin de leur lieu de travail dans le sud !
Alors pourquoi avoir choisi de soutenir le Rock’a’Bylette Circus ? Et comment ça fonctionne exactement, le sponsoring ?
Il nous parle de ces bricolages nécessaires entre argent public et argent privé pour faire exister des projets culturels d’envergure.



L’économie, c’est une chose.
Mais un festival, c’est encore beaucoup d’autres compétences à gérer.
Sans techniciens notamment, pas de festival.
Didier Terrand, plus célèbre dans le 71 sous le patronyme de « Smooz », nous éclaire à ce sujet !
Le statut d »intermittence, l’histoire des festivals en Saône-et-Loire, gérer une grosse équipe de bénévoles, rien ne lui est inconnu sur ces sujets-là.
Rappelons quand même qu’il est le papa du OFF de Chalon Dans La Rue !

On a aussi convié Patrick Germain, intermittent et président de l’association El Galpon à Tournus, embauché sur le festival.
Son asso porte l’ambition de promouvoir les activités culturelles alternatives, locales -mais pas que!-, notamment en y accueillant des résidences artistiques, en y programmant des événements culturels, en proposant un lieu de convivialité mais aussi un carrefour associatif pour ceux qui ont de belles initiatives dans le coin.
Quel regard porte-t-il sur un événement de cette envergure, quelle y est sa place d’intermittent ?

À nos côtés sur le pôle Médias était présente la Radio associative Dijon Campus. On en a profité pour inviter Martial Ratel, coordinateur de la rédaction afin d’en savoir plus sur le rôle d’un média de proximité sur un festival. Quel intérêt de sortir le plateau hors-les-murs ?

Mais n’oublions pas les artistes !
Divertir, faire rêver, faire vibrer, c’est tout de même ça l’enjeu du projet, non ?
La fanfare de l’Impérial Kikiristan est venu enflammer le plateau Odil pour finir en beauté le débat, après une discussion avec la présidente de la communauté de communes du Grand Autunois-Morvan Marie-Claude Barnay.

Alors surtout, regardez bien jusqu’à la fin !

Animateur.ice.s du débat : Laëtitia Déchambenoit et Benjamin Burtin


Fanfare Impériale du Kikiristan, crédit photo : L’oeil de Steph